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Le rapport de Jacques André sur l'après-coup dans la cure, et son intitulé « L'événement et la temporalité », m'ont paru très en continuité avec ses travaux, y compris dans son décalage avec les auteurs dont il est proche, Jean Laplanche et Pierre Fédida.
Au sein de la richesse des thèmes qu'il y aborde, je privilégierai trois axes : la dissymétrie, la passivité originaire et l'inquiétante étrangeté.
La dissymétrie, instrument privilégié de l'ouverture de et sur l'inconscient. L' « imprévu en séance », sa manière d'y rester attentif.
La passivité originaire avec le féminin et l'effraction, tout aussi originaire, à laquelle cette féminité ramènerait. Sa position anthropologique fondamentale.
L'inquiétante étrangeté : son écoute d'analyste appliquée à toutes les pathologies, y compris celles où manque précisément l'expérience du familier. De là, son parti pris de généraliser l'après-coup à toutes les modalités processuelles.
Trois axes qui chaque fois nous ramènent à la « frappe » et à ses potentialités signifiantes. Trois positions de fond sur le dispositif de la cure, nourries par ce qui anime pour une part importante ses positions de clinicien.
En recentrant la théorie du trauma autour d'une passivité primitive, d'emblée débordée, J. André infléchit la question de la séduction originaire et