You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Un souhait s'exprime par le terme d'après-coup, qu'il y ait un après, conjugué à un autre, que l'avenir soit une retrouvaille d'un coup du passé. La quête d'un coup sans après, un coup de rêve, traverse toute la clinique des séances d'analyse. Il s'agit de sauver le coup de toute déception. Un contrecoup s'y oppose et tente d'inscrire ce qui tend à disparaître.
Dans ce chapitre, après quelques filigranes théoriques, sera abordé le travail de l'après-coup proprement dit, ses moments, ses temps 1 et 2, ses scènes I et II. Une brève vignette clinique illustrera ensuite l'utilisation par la pensée de l'analyste de plusieurs patients successifs afin de réaliser un après-coup propice à l'interprétation.
La dynamique de l'après-coup s'avère centrale dans toute cure. La parole d'incidence de l'analysant et l'écoute régrédiente de l'analyste en relèvent. Ils créent ensemble un après-coup analytique, moteur de l'effet thérapeutique.
Les questions concernant la prégnance et l'incertitude de la réalisation de ces après-coups sont laissées pour le chapitre « L'après-coup en abyme et l'opération meurtre » (p. 1432).
Le procès de l'après-coup est une théorie en action. Il contient la virtualité des théories de la temporalité, de la causalité, de la générativité, toutes référées à