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Comment traduit-on Nachträglichkeit en italien ? Je voudrais partir d'un paradoxe : il y a évidemment un mot pour Nachträglichkeit (il s'agit de a posteriori, posteriorità, utilisé dans la traduction officielle des œuvres de Freud chez Boringhieri), mais je crois qu'on se tromperait si l'on construisait un raisonnement uniquement à partir de l'histoire officielle de la traduction, une histoire qui n'est donc pas celle qui nous en apprend nécessairement le plus sur la question. Je fais une constatation empirique, qui nous permet de réfléchir sur une difficulté qui concerne à la fois l'histoire du concept et celle de sa réception/traduction en Italie.
Je fais ici allusion au fait que, dans les textes des auteurs italiens, on trouve en réalité, pour Nachträglichkeit, une pluralité de traductions. Par exemple : il y a le mot italien a posteriori et, entre parenthèses, le renvoi aux traductions française et anglaise. On peut remarquer, d'autre part, que cet usage est présent aussi chez les auteurs anglais qui utilisent très souvent les différentes occurrences (allemande et française) du terme. Je crois que ce type de fonctionnement peut nous donner matière à réfléchir : il me semble en effet qu'il ne s'agit pas d'un simple enregistrement des différentes modalités de traduction, mais plutôt d'une sorte de difficulté métapsychologique. La première difficulté, c'est d'indiquer, avec ce choix multiple, une certaine insatisfaction pour a posteriori, une insatisfaction qui n'est toutefois pas universellement partagée. Il y a en effet avant tout une indécision, dans la communauté psychanalytique, et pas seulement italienne, sur le sens de l'après-coup : est-ce un équivalent de l'a posteriori, au sens de ce qui arrive simplement après, comme signification plus complexe, ou un concept qui bouleverse radicalement notre conception de la temporalité ?
Cette première difficulté est donc relative à un conflit entre une réinterprétation herméneutique du concept (« a posteriori on a compr