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Les débats autour de la notion freudienne d'après-coup sont nombreux et variés. Ils nous emmènent dans la complexité du temps en psychanalyse qui se distingue de celui du sens commun aussi bien que de celui des philosophes, tous deux marqués par l'appréhension consciente. En effet, en psychanalyse, le rapport entre l'avant et l'après s'organise avec des allers et retours - en zigzag, pourrait-on dire. Le modèle développemental qui suit simplement la flèche du temps n'en constitue qu'une faible partie en projetant le devenir à partir du passé. À l'inverse, le présent conditionne aussi le passé dans la mesure où il représente le point de départ inévitable de tout retour en arrière. Freud en mesure progressivement la structure ramifiée en permettant à ses conceptions d'évoluer et en les liant à deux autres notions centrales, celle du traumatisme (toujours en deux temps) et celle du déterminisme psychique. Comme définition de l'après-coup, nous retiendrons que les expériences (surtout infantiles) laissent des traces non encore symbolisées, ni même psychisées, susceptibles d'être réactivées à la lumière d'expériences nouvelles; les premières gagneraient ainsi une nouvelle efficacité psychique, s'inscriraient véritablement, ouvrant sur deux destins déterminants et néanmoins opposés dans leurs résultats : soit l'inscription de la trace comme traumatisme, soit le changement psychique, donc la sortie du traumatisme. Nous voyons bien tout l'intérêt de cette notion carrefour en psychanalyse.
Les discussions portent habituellement sur l'interprétation et la validité du concept d'après-coup pour le fonctionnement psychique en général. Ce qui nous retiendra ici serait plutôt l'observation d'une différenciation nécessaire quand la compulsion de répétition est à l'œuvre, quand le régime n'est pas celui d'une névrose plus ou moins bien tempérée mais que nous nous trouvons aux confins de l'analysabilité.