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L'enseignement neuroscientifique de l'œuvre freudienne consiste à penser que la transmission neuronale ne se fait pas uniquement à travers des connexions entre neurones, mais qu'elle se fait également à travers des systèmes. Dans ce sens, les systèmes ϕ, ψ et ω de l' « Esquisse », nous pourrions les définir de la manière suivante : le système ϕ est formé par les connexions nerveuses elles-mêmes, le système ψ met en place des cartes cérébrales qui « figurent » une partie de la circuiterie de ϕ, et le système ω propose une lecture encore plus éloignée des premières circuiteries, en synthétisant à travers une certaine périodicité neuronale un système de référence pour la pensée et la cognition.
Freud avance l'idée qu'il existe un phénomène de propagation neuronale par induction à partir de l'excitation des organes des sens, leurs qualités devant être représentées par différentes périodes du mouvement neuronal. L' « Esquisse » propose ainsi une théorie qui va au-delà des connexions, une théorie qui fait appel à un échange neuronal qui se propage, par abstraction, « au-dessus » des simples connexions, ouvrant ainsi la voie à une théorie neuroscientifique d'avant-garde.
Pour Freud, la décharge motrice qui s'effectue chez le bébé par les cris, par des manifestations émotives et par l'innervation musculaire ne donne aucun résultat qui le soulage : « Aucune décharge de ce genre ne fait baisser la tension, puisque de nouvelles excitations endogènes continuent, malgré tout, à affluer et que la tension en ψ se trouve rétablie. »1 Pour lui, cette voie de décharge acquiert