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Pourquoi « l'après-coup dès le début » ? Chacun pourra y reconnaître l'allusion au rapport de J.-L. Baldacci en 20051 qui nous proposait alors de concevoir l'advenue de la sublimation et de la créativité comme un processus à l'œuvre dans une temporalité d'un déjà-là « dès le début », comme une potentialité initiale, et comme la condition et le moyen du processus analytique. Il nous avait montré avec pertinence sa fonction essentielle dans le travail de culture. Cette analogie de la sublimation avec « le procès et la processualité » de l'après-coup a été relevée par B. Chervet et je la reprendrai ici comme fil rouge pour tenter de formaliser par ce texte quelques pensées et questions qui se sont précisées, enrichies et complexifiées tout au long de ce congrès. En dépit des déformations qui ne manqueront pas de se produire, inévitables jalons d'un travail d'après-coup à l'œuvre, ces quelques réflexions sont l'occasion de prolonger les dialogues initiés par le « traitement » de ce concept insaisissable dont la complexité est éminemment respectable à l'instar de celle de psyché qui ne peut se laisser réduire, ni immobiliser, aux risques de se détruire dans un processus de disparition par extinction…
Beaucoup d'interrogations sur la « disparition » du concept d'après-coup dans l'œuvre de Freud après 1917… B. Chervet nous a montré que l'abandon par Freud de l'usage de ce concept n'était pas pour autant synonyme d'un