You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Il n'est pas facile de saisir les inflexions de la référence à l'après-coup découlant des remaniements freudiens des années 19201. Une chose est sûre : l'existence d'une compulsion de répétition « au-delà du principe de plaisir » implique que le transfert ne contient plus nécessairement, dans la répétition qu'il met en acte, la différence symbolique qui le rend a priori analysable. L'agieren n'est plus intrinsèquement lié à la transformation psychique qui définit structurellement l'après-coup. Il s'en déduit que la situation analytique et l'analyste ont à jouer un rôle plus direct dans la survenue aléatoire d'un après-coup qui reste le garant le plus assuré de ses effets pour une méthode mettant en jeu l'inconscient. De ces effets, la prise de conscience par le patient constitue toujours une dimension cruciale; mais, avec la deuxième topique, ils concernent des remaniements identificatoires qui peuvent, pour une part, rester inconscients, en se manifestant par des après-coups repérables dans l'écoute de l'analyste. Ces modifications se produisent à partir des agieren émanant de l'ICS identificatoire du Moi (Surmoi). L'interférence entre une prise de conscience et un changement des repères identificatoires correspond à un effet analytique optimal. Mais on entrevoit bien que les liens entre un transfert agi dont la vocation symbolisante est aléatoire, un après-coup qui peut être « à produire », et l'interprétation sont devenus plus problématiques, plus complexes. J'en décèle la trace dans la manière dont Freud se trouve contraint d'introduire, dans « L'Homme aux Loups », la notion d'un « second après-coup ».