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Le travail psychanalytique par définition renvoie à un autre temps et un autre espace. Il se produit dans l'après-coup.
L'inconscient est l'autre scène - topographiquement l'autre espace, et il renvoie également à une autre dimension temporelle. L'inconscient, nous dit Freud dans « L'Homme aux rats », est l'infantile : « L'inconscient est l'infantile, et il est même ce morceau de la personne qui s'est autrefois séparé d'elle, n'ayant pas participé au développement ultérieur et ayant été pour cette raison refoulé. Les rejetons de cet inconscient refoulé sont les éléments qui entretiennent ce penser involontaire en quoi consiste sa souffrance. »
En même temps, le seul « point d'entrée », d'accès à cette autre scène est le transfert. Le transfert est l'expression de l'inscription de l'après-coup dans le processus même de la séance, comme nous le dit Jean-Luc Donnet .
Lors de la pratique clinique, l'analyste se trouve, par définition, au milieu de ces multiples temporalités. L'interprétation des dérivés des phantasmes inconscients dans le transfert constitue un lien entre le passé, le présent et le futur; le génétique et le structurel. Pendant ce processus, le présent réinterprète le passé, en termes d'après-coup, bien que le passé contienne aussi les graines qui permettront une compréhension du présent, quoique sans aucun sens de prédétermination.
Lors d'une précédente communication, j'ai suggéré une distinction entre après-coup descriptif et après-coup dynamique (Perelberg, 2006). L'après-coup