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La perlaboration et l'écoute en égal suspens sont les actes psychiques de la séance d'analyse pour lesquels la mise en latence est essentielle. Ainsi, la promesse transformatrice de l'écoute de l'analyste est soutenue par cette caractéristique essentielle du travail de l'après-coup. Son maintien engage une conception de la clinique psychanalytique, impose des prises de position techniques. Une étude de ses avatars peut offrir une voie de lecture pour la plupart des dissidences et des conflits apparus dans l'histoire de la psychanalyse.
La banalisation de l'usage de l'après-coup dans le sens de « dans un second temps » témoigne d'une des modalités de dégradation des conditions de l'écoute analytique, quand tout changement est dû à une maturation psychique ou au franchissement d'une étape. L'échec du processus transformateur viendra du ravalement de la situation analytique en une situation de suggestion.
Dans « Le cas du petit Hans »1, on peut lire une réflexion sur la place de la suggestion. D'abord, Freud en convient, le traitement opère du fait de la connaissance des choses dont le père témoigne, par « la réunion de l'autorité paternelle et médicale en une personne ». Mais on comprend que cela est possible parce que, en arrière-plan, le travail de Freud avec Hans a un effet organisateur de la situation d'écoute et marque d'une mise en latence l'accueil de ses paroles par son père-thérapeute.