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De la conceptualisation d'un après-coup déjà advenu, l'accent dans la théorisation s'est déplacé sur la construction et le maintien d'une situation dans laquelle ce processus pourra aboutir. L'après-coup est en effet un processus dont l'efficience et la subjectivation ne vont pas forcément de soi. C'est l'une des idées fortes qui se dégagent des travaux de J. André et de B. Chervet.
Nous parlerons donc d'un processus conditionnel et sommes tout naturellement conduits à nous interroger sur ses conditions de possibilité dans la cure, ainsi que sur ses inductueurs les plus féconds. L'interprétation en est un exemple. Un autre cas de figure est celui de la répétition agie de transfert, une conjoncture singulièrement favorable au travail d'après-coup, comme l'a richement développé J.-L. Donnet1.
Dans la perspective ouverte par Donnet, je voudrais explorer la complexité du lien privilégié entre agieren et après-coup, et j'appuierai mes réflexions sur une lecture du texte de Freud « Deux mensonges d'enfants »2, dans cette optique quelque peu inhabituelle. Je proposerai également quelques remarques sur la fonction de l'agieren pour l'après-coup dans les processus qui ne comportent pas spontanément de mise en scène.
Sur fond des réflexions de Freud sur le transfert et sur la répétition, la période de 1914-1918 apporte un relief nouveau à sa conceptualisation de l'après-coup. Nous connaissons l'importance de l'inflexion qu'amène