You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
Michèle Bertrand, dans son rapport « Construire un passé, inventer un possible », au 68e Congrès de Genève, réservait une partie de ses réflexions aux thèses de S. Viderman sur le rôle « créateur » de l'analyste dans les constructions qu'il propose à l'analysant, et à son analyse critique de ces positions qui auraient la prétention d'être capables de reconstruire fidèlement le passé et d'exhumer comme telle une réalité historique. En ce qui concerne ces questions, la notion d'après-coup joue un rôle central : « Le phénomène d'après-coup fait échec à l'affrontement binaire : vérité historique ou construction du passé ? L'après-coup ne répond pas à la question, il l'invalide. »1 Toutefois, lorsque l'accent est mis principalement sur la remémoration, celle-ci fait référence à la possible levée de refoulements secondaires et principalement au registre représentationnel et fantasmatique. Je voudrais tenter une approche de la persistance des traces, de leur caractère ineffaçable, en abordant la question du point de vue quantitatif, énergétique, en m'appuyant sur les rapports de J. André et B. Chervet2.
M. Bertrand écrit : « Le principe de l'action d'après-coup, Nachträglichkeit, fait la médiation dans la théorie de Freud entre événements et expériences. Les événements deviennent expériences, et prennent une signification traumatique, non pas tant au moment où ils se produisent, que dans leur souvenir et leur reconstruction après un certain délai. Pour Freud, les référents primaires de