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J'aimerais reprendre les deux questions que j'ai posées à J. André lors de notre table ronde. Dans son excellent rapport, celui-ci ne considère pas qu'il soit possible d'articuler la construction avec l'opération de Nachträglichkeit, car il considère le concept de construction seulement dans une perspective herméneutique.
J. André a eu la gentillesse de me citer, comme étant la première à avoir articulé la « crainte de l'effondrement » winnicottienne avec l'opération d'après-coup.
Je propose de considérer ce processus de temporalisation, non linéaire, non chronologique - à partir de la formulation d'une construction par Winnicott -, comme une opération d'après-coup élargie.
Dans un travail écrit avec Antoine Corel (1989)2 et dans une perspective qui n'est pas herméneutique, nous considérons un type de construction qui a un statut similaire à celui donné par Freud à la seconde phase du fantasme de la fille dans « Un enfant est battu » (1919) : la construction de l'analyste propose un lien qui n'a jamais existé. Nous pensons que fréquemment il n'y a pas de contenu mnésique à retrouver3.
Dans ce même travail, nous proposions aussi l'hypothèse que l'opération d'après-coup coïncide avec le type de temporalisation que Freud utilise en 1937, dans son article sur la construction. J'articule le concept de construction freudienne avec la crainte de l'effondrement winnicottienne en disant que la phrase de Freud (1937) - « Une pièce de sa préhistoire que le patient a oubliée » - peut