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À propos du cas d'Emma, Freud affirme, dans l' « Esquisse d'une psychologie scientifique » : « Ce cas nous présente un tableau typique de refoulement hystérique. Nous ne manquons jamais de découvrir qu'un souvenir refoulé ne s'est transformé qu'après coup en traumatisme. La raison de cet état de choses se trouve dans l'époque tardive de la puberté par comparaison avec le reste de l'évolution des individus. »1
Le concept Nachträglichkeit nous met en contact avec la temporalité chez Freud et dans la psychanalyse, comme d'ailleurs cela a été discuté par M. et W. Baranger et J. Mom2, qui ont souligné la distorsion qu'une conception linéaire du développement en psychanalyse provoquerait en enlevant à ce concept sa dimension dynamique où les mouvements progressifs et régressifs coexistent et se conditionnent réciproquement.
Bien que l'après-coup soit présent tout au long de la cure, le moment de la fin de l'analyse est une étape particulièrement intense où des vécus régressifs, de dépendance, d'abandon, sont parfois réactivés par l'imminence de la séparation, avec la réactualisation d'angoisses précoces, très violentes, de la chute dans le vide, ou de l'anéantissement qui n'avaient pas encore été éprouvés, élaborés et intégrés.
Il y a des analysants qui, ayant souffert des situations traumatiques très précoces et ayant parlé pendant l'analyse, nous laissent cependant le sentiment que l'analyse s'approche de la fin sans avoir touché vraiment l'intensité émotionnelle