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Ô douceur de survivre à la force du jour, Quand elle se retire enfin rose d'amour, Encore un peu brûlante, et lasse, mais comblée, Et de tant de trésors tendrement accablée
Par de tels souvenirs qu'ils empourprent sa mort, Et qu'ils la font heureuse agenouiller dans l'or, Puis s'étendre, se fondre, et perdre sa vendange, Et s'éteindre en un songe en qui le soir se change.
Quelle perte en soi-même offre un si calme lieu !
La notion d' « expérience de la satisfaction » tient une place centrale dans la pensée de Freud. Elle apparaît dès l'Esquisse et on la retrouve indirectement avec « l'hallucination de la satisfaction » puis avec la question de la satisfaction pulsionnelle. Pourtant il n'y a que très peu d'articles qui lui soient exclusivement consacrés; parmi les dictionnaires, seul celui d'Alain de Mijolla consacre un article, signé de Bernard Golse, à « l'expérience de la satisfaction »1. Le Vocabulaire de la psychanalyse de Laplanche et Pontalis n'aborde la notion que dans le cadre de l'article « désir »; ses auteurs en soulignent cependant le caractère central dans la constitution de la pensée. Le Dictionnaire freudien de Claude Le Guen, Dominique Bourdin et Pierre Chauvel2, ne lui consacre pas non plus d'article distinct et aborde la question, lui aussi, à partir de la notion de désir. Quant au Dictionnaire de la pensée