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La question de la satisfaction est sans doute une des questions actuellement difficiles en psychanalyse. Je ne pense pas que l'on puisse continuer de l'adosser tranquillement à ce qui s'appelle la décharge pulsionnelle, comme si la décharge suffisait pour produire la satisfaction sans que l'on tienne compte de la réponse ou de la réaction de l'objet à celle-ci et de toute une série de données liée à celle-ci. Partant, je ne pense pas non plus qu'on puisse l'aborder indépendamment de la question du sexuel en psychanalyse. Mais elle est elle-même complexe, draine des enjeux multiples que la clinique et la métapsychologie psychanalytique ont lentement dégagés au cours des dernières années et qui méritent d'être dépliés. Tout ceci me semble imposer un détour préalable par une réflexion un peu détaillée de l'approche métapsychologique du contexte sexuel de la question de la satisfaction.
L'une des caractéristiques fondamentales de la conception psychanalytique du sexuel et de la sexualité est l'élargissement considérable qu'elle propose et nous conduit à reconnaître du champ de ceux-ci. En effet, si d'un point de vue psychanalytique, la vie psychique ne peut être réduite à la dimension du sexuel, en revanche, celle-ci est toujours présente et active dans les processus qui la parcourent et les conflits et formations qui la constituent. L'hégémonie du sexuel en psychanalyse est étroitement liée à la question du plaisir, au primat du principe du plaisir-déplaisir. On peut même dire que le