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D'un point de vue psychanalytique, on pourrait distinguer deux aspects de la satisfaction. L'un, référé à la satisfaction du désir, reste attaché à ce versant de la pulsionnalité qui prend sa source dans la zone érogène; l'autre, connoté de l'idée de la satisfaction de souhait, rend compte du passage de la pulsionnalité à une mise en représentation, telle qu'elle se réalise dans le rêve ou bien dans la satisfaction hallucinatoire du désir. Deux versants donc, l'un « soft » dans lequel la satisfaction impliquerait une psychisation de son circuit et bénéficierait de la possibilité de jeu propre au déplacement et à la substitution (ouvrant la voie de la sublimation), et l'autre, « hard », dans lequel la jouissance d'organe emporterait toute mise en représentation. D'un côté, la scène du rêve, de l'autre, la zone érogène.
Cette dichotomie est perceptible chez Freud d'après ceux des psychanalystes qui sont familiers de la langue allemande2. Ils remarquent l'utilisation de deux termes différents pour spécifier le désir. « Wunsch », souhait, est utilisé à propos du rêve, par opposition à « Lust », désir charnel, qui rend mieux compte de la dynamique de montée rythmique en puissance (l'accroissement dans l'unité de temps) du plaisir /déplaisir attaché à la zone érogène dans sa quête de satisfaction, telle qu'elle est décrite dans les Trois essais sur la sexualité.
Or, à cette deuxième acceptation du terme reste attaché quelque chose d'obscène. Et si le sentiment de l'obscène rejoint l'idée de la satisfaction c'est