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« J'écris non pas quand ça me chante, mais quand ça me “déchante”. »
« Réveille-toi, essaie de comprendre. C'est pour cela que j'écris ces lignes. Car je suis le type même d'homme incapable de comprendre les choses tant qu'il n'a pas essayé de les mettre en mots. »
Que serait la pratique analytique aujourd'hui sans la transmission écrite, celle de Freud certes, mais aussi celle de tous ceux qui, après lui, ont tenté de communiquer leur expérience de l'incommunicable « cure de parole » ?
Toutefois l'écriture en psychanalyse est la réponse à des exigences diverses, même si le dénominateur commun reste l'adresse au tiers absent : le lecteur.
Tout au long de notre pratique professionnelle, nous sommes « tenus » par l'obligation d'écrire, quelque soit le tiers institutionnel qui l'impose, nous répondons à ces exigences en termes de comptes-rendus de consultations, de fiches d'évaluation, voire de mémoire clinique.
Mais que dire de ces écrits qui « nous tiennent », ceux que l'on ébauche comme réponse à une tension interne d'origine énigmatique qui va se transformer et s'élaborer par l'acte d'écriture ?
Mon propos ne concerne pas des histoires de cas, telles que Freud nous en a légué les précieux récits, mais ces moments de cure, où l'analyste se trouve saisi par la relation transféro-contre-transférentielle. Situations en résonance avec la structure du patient, quand l'analyste se trouve confronté à un