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« Nous éprouvons d'autant plus d'estime envers un auteur que nous pouvons exprimer nos accords autant que nos désaccords. Les considérations de Segal peuvent ne pas coïncider avec nos critères, mais il est indiscutable qu'elles ont une valeur dialectique ».
Voici une biographie d'Hanna Segal à laquelle elle a elle-même participé. Plusieurs personnes ont contribué à ce portrait, y compris Segal interviewée par Quinodoz au cours des années 2004-2006, enregistreur en mains. Sa fascination pour Segal — sa muse — a débuté lorsqu'il était en supervision avec elle pendant les années 1979-1989. Dans une lettre mentionnée plus d'une fois dans cet ouvrage, Segal avait été désignée par Klein comme sa représentante à Genève dans ces termes : « Je pense vraiment qu'elle [Dr Segal] est de loin la meilleure personne pour expliquer mon œuvre succinctement et aussi sans être provocante »3. Pour Segal, cependant, Genève fut davantage que le poste d'une missionnaire kleinienne, car elle y résida lorsque sa famille avait dû quitter la Pologne alors qu'elle était âgée de 12 ans. Toujours fidèle, Segal n'a jamais laissé tomber Klein, restant toujours attachée à la mission d'expliquer sans chercher à provoquer.