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I - Interroger les rapports du surmoi et de la cure en partant de la formule, « là où était le ça… », indique la volonté des auteurs de l'argument du colloque de Deauville 2009, de souligner l'importance de la proximité du ça et du surmoi dans les transformations du moi. En suivant Freud, Fairbairn1 décrit remarquablement cette proximité. Pour lui, en effet, ça et surmoi ne diffèrent que sur un seul point : le ça fait naître la pulsion que le surmoi doit bloquer. Pour le reste, ils partagent les quatre caractères qui les définissent, à savoir : la nature primitive, l'irrationalité, le lointain rapport avec la conscience et, enfin, la mauvaise orientation par rapport à la réalité. Cette proximité du ça et du surmoi explique la facile resexualisation des rapports du moi et du surmoi, le sadisme du surmoi et le masochisme du moi permettant à la fois d'exprimer la pulsionnalité du ça et les interdits du surmoi. Tout converge ainsi intérieurement pour organiser le besoin de punition et sur le plan de la cure, la réaction thérapeutique négative. La proximité ça/surmoi n'est donc pas que théorique et pose la question éminemment pratique de savoir comment faire lorsque le moi retrouve paradoxalement dans l'échange avec le surmoi, la violence pulsionnelle du ça. Alors, cette manière d'aborder le problème en partant de la fameuse formule impliquerait-elle d'emblée que la cure cherche aussi à faire advenir le moi là où était le surmoi ? Mais l'argument problématise le propos en soulignant la nécessité pour la cure d'articuler deux pôles antagonistes avec d'un côté une dynamique désurmoïsante et de l'autre une incidence surmoïsante à la fois protectrice et contraignante. Pour sortir d'une alternative