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Les exposés des trois auteurs introduisant le thème de ce numéro de la RFP permettent de dégager un certain nombre de structures d'interventions proches les unes des autres. Elles ont toutes pour but le maintien ou la restauration du cadre analytique et, si possible, de la situation analysante. On en voit les résultats favorables dans la dynamique des constructions et des interprétations, voire des soins lorsqu'ils s'imposent.
De façon soit explicite, soit implicite, ces auteurs suivent des cheminements comparables dont la métapsychologie et, singulièrement, le destin du surmoi peuvent rendre compte. L'origine du surmoi, dit « archaïque » à partir du surmoi de l'objet primaire et du pare-excitation qui se déploie et se partage dans une identification primaire, semble avoir fait l'objet d'une fixation et de régressions conduisant à un sadisme mal tempéré par des destins précoces, tels ceux de l'autosadisme, du masochisme puis ultérieurement des remaniements postœdipiens. Ceux-ci n'en sont pas moins présents mais fragilisés par la désintrication pulsionnelle relative entre Éros et pulsion de mort, au profit de celle-ci, lors du déclin du complexe d'Œdipe.
Au nom des souffrances originelles, au nom de tous les traumatismes dont les effets sont contenus dans des clivages, la tyrannie originelle du surmoi étend son empire sur chaque liaison. Elle contrôle et attaque ce qui échapperait à une économie de temps de guerre ou de pénurie. His Majesty the baby exerce cette tyrannie avec toute l'énergie de la pulsion de mort du ça, conférée au surmoi. Cette instance en devient totalitaire. Nos auteurs se sentent contraints, dans une perplexité douloureuse, à intervenir non sans tyrannie en retour, sur des modes divers, allant du plus farouche au plus insidieux en