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Dans son exposé, Jean-Louis Baldacci nous propose d'interroger, je le cite, « les effets de l'interprétation sur la différenciation moi/surmoi ». Cependant, dans son exemple clinique, est soulevée la question cruciale des deux faces du surmoi dans la cure : le surmoi archaïque et le surmoi postœdipien. La séance qu'il nous présente me semble, en effet, mettre en évidence l'activation du surmoi archaïque de la patiente et, grâce aux interventions, constructions et interprétations de l'analyste, le retour d'un surmoi plus impersonnel, mieux tempéré. C'est un incident de cadre, le retard de l'analyste, qui mobilise sur la scène du transfert le surmoi archaïque. De mon point de vue, la première intervention de l'analyste joue un rôle essentiel quant à l'amorce d'un retour du surmoi postœdipien. Je souhaiterais ici défendre l'idée que ce type d'intervention s'avère être une interprétation et un modèle processuel qui réinstaure un transfert processuel à partir d'un transfert d'excitation, avant que ne puisse renaître un transfert objectal par déplacement.
Qu'en est-il du surmoi archaïque dans la cure ? D'une façon générale, il me semble que la dynamique régressive et la mobilisation pulsionnelle induites par la situation analysante concourent à faire surgir la face archaïque du surmoi dans le transfert. En proportion variable, vont se conjoindre projections de certains aspects du surmoi dans le champ analytique, repersonnalisation du surmoi à travers la figure de l'analyste et resexualisation des rapports du moi et du surmoi. La dynamique de régression topique et temporelle pourra