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Libérer le moi de Simon de l'idéalisation de ses objets œdipiens à la suite du décès de sa mère, morte brutalement lorsqu'il était enfant, moi, pour une part atrophié par ce deuil, non fait, m'apparaît avoir été l'enjeu des deux ans de la psychothérapie analytique de ce patient, jeune adulte.
C'est au travers du processus du traitement et, en particulier, des effets du cadre et des mouvements de désidentifications, dédifférenciations des imagos parentaux et surtout d'une fixation à une imago archaïque, liée à la perte de la mère, que j'illustrerai le passage chez ce patient de l'idéalisation de l'objet à un idéal impersonnalisé, passage permettant une modification des rapports moi/surmoi.
Simon se plaint de difficultés dans sa vie amoureuse et de difficultés à se confronter à la rivalité à ses pairs. Il se sent assujetti aux idéaux politiques et aux préjugés pédagogiques de son père, alors que son trajet personnel est brillant. C'est dans les échanges verbaux anodins, en apparence, que ses attaques le débordent et qu'il exprime une agressivité qui le surprend alors.
De sa mère, il dit avoir été dans la nécessité depuis sa mort « d'aller de l'avant et de ne pas s'y arrêter », mais il constate que cette attitude a conduit son univers « à se rétrécir ».
J'ai, dès les premières séances, une représentation de lui, petit garçon, exilé dans sa chambre avec un mécano qui l'absorbe dans des problèmes de mécanique compliquée, problèmes qui lui permettent de ne pas penser à sa mère. À cette image se superpose celle d'un très jeune adolescent qui se protège de vives bouffées sexuelles réveillées par ses deux sœurs aînées dont il a,