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Dans les suites du colloque de Deauville, ce titre peut surprendre, le terme « élasticité » renvoyant à un article de Ferenczi1 dans lequel il expose sa méfiance à l'égard du surmoi, plus précisément à l'égard de sa dimension inconsciente. Ainsi l'argument nous rappelait-il que « Ferenczi appelait à “mettre au rencart” tout surmoi, y compris le surmoi analytique - prescription paradoxale et ô combien surmoïque ! ». Chasser le naturel, il revient au galop ! Ferenczi défend pourtant une position qui fait intervenir le surmoi de l'analyste : « En fait, on pourrait presque parler d'une oscillation particulière entre “sentir avec”, autoobservation et activité de jugement. »2
Le plus souvent, cette oscillation est fonctionnelle chez l'analyste, mais du côté de l'analysant, soumis à la force du transfert et à l'injonction de la règle fondamentale, la situation est bien plus délicate. En témoignent la violence et la diversité des manifestations du surmoi dans la cure. Le colloque nous a engagés à nous centrer plus précisément sur la relation moi-surmoi. De fait, si le surmoi incarne dans la structuration même de l'appareil psychique la réalité effective d'un passé toujours présent - l'histoire personnelle du sujet et son héritage -, la relation moi-surmoi témoigne d'une position personnelle, en partie toujours en voie de création et de subjectivation.
Je voudrais rappeler quelques considérations générales sur « le processus de surmoïsation » (Donnet) avant d'aborder plus directement certains enjeux de la différenciation moi-surmoi dans la cure. Je m'appuierai par ailleurs sur