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Avec les propositions de Henri Danon-Boileau sur la fin de l'exercice professionnel de l'analyste, la RFP inaugure une nouvelle rubrique « Débats » sur des questions psychanalytiques actuelles à laquelle contribue ici la lecture en réponse de Danielle Quinodoz. Nous publierons dans nos prochains numéros des contributions parmi celles que nos lecteurs voudront bien nous adresser pour poursuivre le débat.
Avant d'entrer dans le vif du sujet, je voudrais remercier Jean-Michel Porte et Claire-Marine François-Poncet de m'avoir invité à participer à ce séminaire1 à mon sens particulièrement important puisqu'il pose un problème éthique essentiel : la fin de la pratique analytique.
Il n'est pas neutre de souligner que cette question n'était pas soulevée au temps où les bêtes parlaient, c'est-à-dire quand je suivais mon cursus (j'ai dépassé 91 ans) et même par la suite pendant quelques décennies. Si l'on me demande : un analyste doit-il prendre sa retraite en fonction de l'âge, je répondrai que oui.
Compte tenu de l'organisation de notre profession, le choix de continuer, de modifier ou d'arrêter son exercice professionnel ne dépend que de l'analyste, mais tout le monde (je suppose) s'accorde pour estimer qu'une démence sénile n'est pas obligatoirement la meilleure garantie d'une qualité d'analyse.
En s'inspirant d'une remarque célèbre, on pourrait suggérer que le thérapeute est fait pour le patient et non le patient pour le thérapeute, et garder présent à l'esprit notre responsabilité vis-à-vis de chacun de nos patients.
Cependant, si l'on conserve en mémoire des exemples particulièrement tristes concernant de vieux collègues (bien qu'être navré pour un prochain