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Après son numéro consacré au statut de la psychanalyse, interrogeant la diversité des pratiques en Europe en regard de leur inscription éventuelle dans une politique de la santé (n° 101), puis celui consacré à la formation de ses praticiens et à la variété des modalités de la pratique des cures supervisées en fonction de leur inscription institutionnelle (n° 103), Topique continue son exploration des arcanes de la psychanalyse en proposant ce thème complexe et difficile - « Éthique et technique de la psychanalyse » - auquel le IVe Groupe a consacré ses Journées scientifiques des 2 et 3 février 2008, et dont ces textes sont issus.
Est-ce à dire qu'éthique et technique sont subordonnées l'une à l'autre ? Ou encore que la pratique de la psychanalyse, et donc la technique qu'elle engage et mobilise, contribuerait à une réflexion sur les fondements de la morale et participerait de cette vaste interrogation à laquelle la philosophie se livre depuis ses origines ? Assurément non, nous indique Sophie de Mijolla-Mellor dans son éditorial, précisant qu'il s'agit plus particulièrement ici de s'interroger sur « l'éthique professionnelle […] beaucoup plus proche d'une déontologie » que d'une réflexion philosophique (p. 5). Mais qu'on ne s'y trompe pas, cette éthique professionnelle n'a que peu à faire avec un éventuel ensemble de règles de bonne conduite que l'analyste serait tenu d'appliquer et qui viendraient réguler une pratique, et pas davantage avec la morale collective soucieuse de maintenir les refoulements nécessaires au fonctionnement social : c'est d'une éthique en acte qui s'élabore dans le mouvement même de la dynamique transféro-contre-transférentielle qu'il va s'agir de réfléchir ici.
À l'instar du père fondateur - distinguant une éthique issue du renoncement pulsionnel auquel contraint le travail de civilisation d'une éthique de