You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
La rubrique Psychoanalytic controversies permet de mettre en dialogue (ou en affrontement, comme c'est le cas ici) des écoles de pensée différentes. C'est la question de la « psychanalyse relationnelle », un sujet qui n'est pas discuté en France, mais beaucoup aux États-Unis (dans le dernier numéro de l'IJP un article de Bromberg lui était déjà consacré), qui va être ici le thème débattu; un thème qui fera aussi le sujet des articles de Taub et de Bonovitz, qui viennent plus loin.
Rachel Blass (Londres), avec « Sur l'idée voulant que les analystes doivent faire connaître (acknowledge) à leur patient qu'ils ont eu un “loupé” avec eux : un débat clinique » (p. 347-439), introduit le sujet en tant que directrice de cette rubrique de l'IJP et rappelle que la Relational Psychoanalysis a beaucoup gagné en influence aux États-Unis au cours des précédentes décennies. Elle est ici représentée par Jessica Benjamin, une de ses principales porte-voix. Elle se centre autour de l'échange avec le patient, et il y est très important que l'analyste puisse faire connaître à l'occasion à son patient ce que lui-même vit en séance. C'est là un certain type de self-disclosure qui est centré sur les enactments de l'analyste. Cette dernière notion n'est pas simple à traduire. Elle concerne ces moments de la cure où, sans rompre le cadre à proprement parler, l'analyste est amené à laisser parler une voix qui le surprend et qui, à y réfléchir est une partie « dissociée » de