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« Dans mon histoire, qu'est-ce qui a été expliqué par les rêves, en définitive ? Je ne saurais le dire. Freud ramène tout à la scène originaire, qu'il déduit du rêve. Mais dans le rêve, elle n'a pas lieu. Quand par exemple, il voit dans les loups blancs des chemises de nuit, ou quelque chose de ce genre, qu'il y voit des draps de lit ou des vêtements, c'est tout de même tiré par les cheveux, à mon avis. Cette scène du rêve, les fenêtres qui s'ouvrent, etc., les loups qui sont assis là, jusqu'à l'interprétation de Freud, c'est, je ne sais pas… je trouve que c'est suivre un très long chemin. »
On est en droit d'affirmer aujourd'hui qu'au regard des concepts de névrose infantile et de névrose de transfert, ainsi qu'à leur élaboration, la cure de l'Homme aux loups2 est venue marquer une véritable rupture épistémologique dans le système freudien. Il semble bien que les très nombreuses avancées qui ont précédé, et suivi, ce que l'on nomme le « tournant des années 1920 »3, s'inscrivent comme les conséquences directes des difficultés théorico-pratiques rencontrées par S. Freud à l'occasion de ce traitement4.