You do not currently have permission to view the full text for this document. Please sign in to an account with an active subscription or contact support.
L'élaboration des fantasmes originaires apparaît dans l'œuvre de Freud au moment où il perçoit que les pulsions du moi n'ont pas comme seule fonction de s'opposer à l'attraction négative du noyau traumatique pathogène (1895), ni de maintenir une défense contre les retours intrusifs de l'inconscient refoulé (1900), mais qu'elles subissent elles-mêmes la contrainte d'une attraction régressive tout comme l'ensemble de l'organisation topique ; d'où une révision de la définition de la séduction, avec une intériorisation et une vectorisation régrédiente de sa dynamique, une nouvelle dénomination du pôle attracteur par le terme de scène primitive, et la perspective des conséquences de cette attraction régressive désignée par le substantif de castration.
Cette étape d'intériorisation donne naissance à des formules en double sens, progrédientes par les objets désignés, régrédientes par la dynamique concernée. Après 1920 ces formules auraient pu être remplacées par d'autres plus strictement métapsychologiques. La séduction aurait alors pu être référée à l'attraction négativante de la régressivité pulsionnelle, la scène primitive, à l'au-delà du principe de plaisir, la castration, à la visée extinctive inhérente à cette régressivité. Freud n'a pas jugé utile de le faire et a même préféré insister, en les qualifiant d'originaires et non de primitifs, sur le fait que ces fantasmes relèvent d'un principe d'inscription ayant fonction de contrer l'exctinctivité pulsionnelle.
Les trois fantasmes originaires forment un ensemble indissociable même si chacun d'eux exprime un moment plus particulièr de cette dynamique interinstantielle. Par contre, la clinique nous montre des déséquilibres entre eux qui deviennent des indicateurs nosographiques. Il est aisé de reconnaître que la séduction concerne de façon plus élective et manifeste, la lignée de l'hystérie, la scène primitive, celle de la névrose d'obsession, et la castration, celle de la phobie.
Les trois appellations que Freud retient p