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« Mais jusque-là, c'est l'autre tâche de l'appareil d'âme, maîtriser ou lier l'excitation, qui prévaudrait, non pas certes en opposition au principe de plaisir, mais indépendamment de lui et, en partie, sans en tenir compte. »
Et si nous inversions les termes ?
À partir de l'évocation d'un passé traumatique, il n'y aurait pas de travail sans que ne soit régulièrement visitée et construite la scène originaire au cours de la cure. C'est-à-dire qu'elle interviendrait comme un organisateur vers l'attracteur œdipien mais aussi, et surtout, comme un étayage à l'introjection des sensations, des perceptions, des affects et des représentations au cours de la cure elle-même au cœur du transfert.
Je pars d'un fantasme développé dans la cure. Il s'agit du fantasme : un enfant est battu sur lequel Sigmund Freud a des raisons de s'arrêter.
Lorsque, en 1919, il réfléchit au fantasme de fustigation qu'il retrouve dans certaines de ses cures, Sigmund Freud évoque les relations précoces de l'enfant envers ses parents, relations marquées de génitalité et d'une intense curiosité pour l'intimité.
« Aucun de ces états amoureux incestueux ne peut échapper à la fatalité du refoulement. On ne peut méconnaître que les circonstances occasionnantes ne sont pas les causes agissantes, mais que ces relations amoureuses sont vouées à disparaître un jour ou l'autre ; nous ne pouvons pas dire du fait de quoi. Le plus vraisemblable est qu'elles passent parce que leur temps est révolu, parce que les enfants entrent dans une nouvelle phase de développement. » Et il poursuit ainsi : « Simultanément à ce processus de refoulement apparaît une conscience de culpabilité elle aussi de provenance inconnue, mais sans aucun doute rattachée à des souhaits d'inceste, et justifiée par leur persistance dans l'inconscient. »