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Avec « Amour, haine et connaissance » (p. 697-712), Yair Neuman (Beer-Sheva, Israël) propose un article qui est un petit tour de force. En quinze pages, il réussit à faire un parallèle, fort lisible au demeurant, entre la sémiotique de Peirce, l'épistémologie de Bakhtin, et la psychanalyse, principalement vue sous l'angle de Bion. Son idée est que la sémiotique, sans volonté réductionniste pour autant, peut apporter une métathéorie pour la psychanalyse : nous pourrions ainsi revisiter de nombreux concepts en les considérant avant tout comme des signes. Analyse et sémiotique se basent sur le fait que la symbolisation est un processus. Dans la théorie des relations de Peirce, celles-ci se fondent sur un trépied de phénomènes qui sont « En premier lieu », dans la « Secondarité » et dans la « Tiercéité » (Firstness, Secondness, Thirdness). La Firstness consiste en ce qu'est l'objet (une pomme est rouge, un ressenti