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Le rapport de F. Coblence, d'une écriture limpide, pleine d'aisance et d'habileté, est d'une grande séduction. Il est en prise directe avec l'expérience de la cure classique dans les indications classiques (à part quelques notations allusives aux pathologies limites). Il exclut la problématique psychosomatique et les pathologies graves. Il se situe entre le corporel et le psychique et met de côté le somatique en le confondant avec le corporel. En ressort d'autant plus fortement, au-delà des problèmes de traduction, l'ambiguïté essentielle de la notion d'âme, de psyché qui est opposée au corps de manière multiple dans toutes les cultures (Ph. Descola, 2005 : les rapports variables de l'âme et du corps, la mort et la survie de l'âme au cœur de l'humain : animisme, totémisme, analogisme).
En partant du point de vue philosophique, il est possible et sans doute logique, de ne pas distinguer le somatique et le corporel (avec le risque de ne plus distinguer non plus le conscient et l'inconscient). Il en va autrement du point de vue clinique, ne serait-ce que pour distinguer l'hystérie, l'hypocondrie et la somatisation, c'est-à-dire les trois grandes entités cliniques qui posent directement la question des rapports du psychique et du corps.
Devant les désillusions de l'histoire de la psychosomatique, la tentation est grande de s'en tenir à une conception moniste du psychisme qui exclut le somatique comme relevant d'une autre perspective théorique, d'autres méthodes et surtout d'une autre épistémologie, celle des sciences dites dures, c'est-à-dire expérimentales. La cohérence théorique qui en résulte est fort séduisante. Elle peut suffire à fonder une théorie de la pratique psychanalytique qui garde la clinique des névroses et surtout de l'hystérie comme référence fondamentale des rapports du psychique et du corporel, au sens du corps fantasmatique, du corps érotique, et aussi du corps comme expression de soi et fondement du sentiment d'identité. Par l'exclusion de ses croyanc