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« Réalité - réalisation d'un désir, telle est la paire contrastée d'où émane notre psychisme. »
« Le motif est quelque chose de secondaire, ce que je veux reproduire, c'est ce qu'il y a entre le motif et moi. »
L'expérience de l'analyse avec « les cas difficiles » met en lumière un registre de la résistance qui, au-delà des contenus psychiques, concerne l'activité psychique elle-même dans sa modalité particulière. Nous sommes invités à interroger alors notre conception même de l'inconscient. Si la psyché doit faire office de médiation entre le corps et l'environnement, elle est d'abord elle-même le fruit d'une médiation entre l'inconscient et le conscient, les processus primaires et secondaires. Cela exige une transformation inconsciente de l'activité inconsciente. Si nous avons longtemps confondu le rêve avec son contenu manifeste, Freud (1900) nous propose de ne pas le confondre avec le contenu latent : « Le rêve n'est au fond qu'une forme particulière de pensée que permettent les conditions propres à l'état de sommeil. C'est le travail du rêve qui crée cette forme. C'est lui qui est l'essence du rêve. »
De même, l'essence de l'inconscient réside dans le mode, voire dans les modes de travail de l'inconscient, et l'intrication de l'inconscient et du conscient implique le passage par une succession de modèles de travail de l'inconscient. En 1897, Freud (1956) découvre l'hallucinatoire, un modèle de travail où « il est impossible de distinguer l'une de l'autre la vérité et la fiction investie d'affect ». Il précise ultimement que ce mode de travail est une forme de pensée où « la réalité de pensée est assimilée à la réalité effective externe » (S. Freud, 1911). Si « la réalité psychique est le seul objet de