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« A thing of beauty is a joy for ever : Its loveliness increases; it will never Pass into nothingness; but still will keep A bower quiet for us, and a sleep Full of sweet dreams, and health, and quiet breathing. »
Comme le montre A. Green1, les représentants psychiques de la pulsion ont ceci de particulier qu'ils deviennent délégués en un autre pays, au point de leur arrivée, après le passage des frontières, témoins de l'acheminement de la psychisation. Il rappelle la proposition freudienne de la XXIIe Conférence selon laquelle « sur le chemin de sa source à son but la pulsion devient effective psychiquement »2.
Dans la première topique, la nature quantitative et le destin de l'affect (répression, transformation en angoisse, en un autre affect) sont différents voire opposables à ceux de la représentation. L'affect donne la mesure et la démesure de l'exigence du travail de représentation imposé au psychisme par le corps mais aussi de l'exigence représentationnelle du psychisme pour traduire cette demande, son appréciation quantitative impliquant un jugement qualitatif de ce qui est acceptable ou non par le psychisme.
Avec la seconde topique, au fur et à mesure que le centre de gravité de la théorie se déplace du sens inconscient vers la force pulsionnelle, l'affect est issu d'un représentant psychique de la pulsion. La représentation n'est plus une donnée première, mais émane d'un travail, de la rencontre de la motion pulsionnelle et du fantasme (originaire).
L'approche originale de la représentance pulsionnelle proposée par A. Green consiste à considérer, suivant Freud, une double origine de la représentation3 : économique, née du corps, ou d'ordre symbolique, équivalente endopsychique