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Les quatre rapports sont, à mes yeux, très consistants en ce sens qu'ils approfondissent le thème et en présentent une riche illustration à partir de cas cliniques. On découvre l'érudition et la légère touche d'humour de Coblence, en passant par la grande sensibilité clinique d'Aisenstein et la théorisation profonde de Savvopoulos, pour en venir aux situations dramatiques rapportées par Alexandridis.
Ce qui m'a d'abord frappé dans la lecture des cas cliniques décrits dans les quatre rapports, c'est la gravité de l'atteinte émotionnelle et physique de ces patients. Alix, Émilie, Stéphane, Makiko, Agnès, Mimi, Daphné et Nicos, entre autres cas décrits, frôlent ainsi la mort, la folie, la paralysie et le vide. On décrit des situations d'anorexie, d'exposition au danger mettant en risque la vie, ainsi que celles de consommation de drogues, des passages à l'acte, des actes de violence contre les organes génitaux et des traitements chirurgicaux et chimiothérapiques pour des maladies psychosomatiques. Ce sont des situations entre la vie et la mort. Les auteurs des rapports m'ont ému par leur courage et leur disponibilité pour affronter le risque d'offrir leur propre esprit afin de donner sens à ce qui ne pouvait pas être représenté.
On s'aperçoit d'emblée que les analystes sont présents et se mettent en interaction émotionnelle avec leurs patients ; ils partagent l'angoisse et la turbulence résultant de cette rencontre, comme en témoignent les réactions contre-transférentielles. On observe ainsi leurs réactions émotionnelles et corporelles, leurs fantasmes, leurs désirs, leurs rêves et leurs pensées à l'égard du patient, tout ce dont ils se servent pour la compréhension et leurs interventions. Cette interaction émotionnelle profonde et douloureuse est, en fait, ce qui nous permet de travailler avec des structures non névrotiques (Green, 2007).
Je tiens à rappeler l'idée de Winnicott (1966, 1969) selon laquelle il y a un aspect positif dans la solution psychosomatique, c'est-à