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Le thème du corps, ainsi que la réflexion sur sa sollicitation comme moyen d'expression, n'est pas un thème nouveau au sein de la théorisation psychanalytique.
Dans son rapport, F. Coblence relance le débat en reprenant sa fonction essentielle dans l'élaboration freudienne de l'appareil psychique. Ce qu'elle nous montre avec pertinence et finesse est l'exigence de travail à laquelle le corps participe et soumet la psyché.
Le débat est donc ouvert et la question du dualisme corps-psyché réapparaît. Dans ce débat, impossible de ne pas rappeler la résistance de la part de Freud à la démarche de Groddeck qui tentait de faire du deux, un. Faire du corps et de la psyché un, nous ferait courir le risque de provoquer la disparition de l'essentiel du montage du processus inconscient, « perdant de vue »1 l'idée d'un traitement psychique agissant dans un arrière-fond. L'idée de l'arrière-fond représentant toute la dynamique dans laquelle le psychisme se trouve imbriqué dans des situations de manifestation corporelle.
Il sera donc possible de penser que, dans le type de résistance de Freud à la démarche de Groddeck, se maintiendrait la présence du corps dans toute son élaboration théorique. C'est dans ce rappel de la vision freudienne que F. Coblence nous propose son développement théorique. Appuyée sur l'idée d'une unité dualiste, F. Coblence maintient d'un côté la présence du corps, de l'autre la psyché, les deux formant une unité. Toutefois, elle insiste à plusieurs reprises que plus qu'une entité fonctionnant en parallèle avec la psyché, le corps est ce qui permet sa mise en forme. Une forme composée par le corps, la psyché, la sexualité et l'autre : ils sont donc liés par un même mouvement. Cela constitue la position théorique centrale de son rapport.
La rencontre sous des formes diverses : le corps dans la conversion hystérique, le corps érogène, le corps pulsionnel, le corps narcissique ou le moi-corps, témoignent de sa présence nécessaire dans l'évolution de l'élaboration d