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Dans un article publié récemment dans la Revue française de Psychanalyse, Michel Schneider2 s'attache à différencier littérature et écriture de la psychanalyse. Non sans ironie, il raille les psychanalystes qui se piquent de littérature et se demande si la littérature appliquée à la psychanalyse n'est pas pire que la psychanalyse appliquée à la littérature. Il plaide pour des analystes qui, suivant l'exemple de Freud, ne se targueraient pas de faire autre chose que de la psychanalyse quand ils prennent la plume… ou aujourd'hui le clavier. Il cite André Green qui à la question « pourquoi écrivez-vous? » répond « pour témoigner », et loue cette réponse « en analyste ».
En effet, les livres d'André Green sont tous des témoignages de son engagement envers la psychanalyse comme pratique et comme théorie et L'Aventure négative. Lecture psychanalytique d'Henry James n'échappe pas à cette règle, à plus d'un titre.