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« Angoisse et vie pulsionnelle », la XXXIIe conférence de la « Nouvelle suite des leçons d'introduction à la psychanalyse »1 est le point d'appel de ce vingt-et-unième numéro des Libres Cahiers pour la psychanalyse. L'avant-propos du comité de rédaction précise le contexte de sa rédaction en juillet/août 1932: Freud se propose alors de soutenir les finances du Verlag, en écrivant une suite aux Conférences d'introduction à la psychanalyse de 1915-1917. Elles sont donc destinées à intéresser « cette grande masse de personnes cultivées », et à faire le point sur ses avancées: « suites et compléments », elles se révèlent aussi « révisions critiques » et « prolongements ».
L'avant-propos nous présente donc un résumé de la conférence, tandis que Daniel Widlöcher, en ouverture, reprend la genèse de la question. « Le langage de l'angoisse », reprise d'un chapitre de son ouvrage Métapsychologie du sens2, étudie les différentes étapes d'élucidation de cet « état d'affect » pour relever, dans les « oscillations de la pensée freudienne », le maintien d'un paradoxe: « comment définir à la fois l'angoisse comme expérience traumatique et comme signal de cette expérience? ». M. Klein tente d'y répondre selon le schéma freudien du signal de danger, lequel serait perçu par un moi primaire du côté de la pulsion de mort… forme de retour ici à la théorie du traumatisme, comme J. Laplanche3 peut le penser, qui voit « dans l'exigence pulsionnelle