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Robert Galatzer-Levy (Chicago) propose avec « Bonnes vibrations: le processus analytique vu comme des oscillations accouplées » (p. 983-1007) un texte épistémologique à la fois d'une grande portée et d'une rédaction simple à suivre. L'argument, schématisé à l'extrême, en est que, depuis Freud, nous avons principalement l'habitude de penser en termes de dynamique linéaire (une cause entraîne un effet) en nous basant implicitement sur des notions mathématico-physiques elles-mêmes linéaires (forces, flux…). Or, il vaut mieux certainement penser en termes nouveaux aussi (théories du chaos et de la complexité)1. En effet, les modèles antérieurs continuent à être pertinents, mais méritent désormais d'être inclus dans un ensemble de mécanismes de la cure où ils ne sont plus les seuls à être envisageables. Considérons le modèle des pendules de Huygens, au XVIIe siècle: celui-ci les avait construits de façon extrêmement précise et il s'était rendu compte, à sa grande surprise, que deux pendules que l'on décalait dans le temps, mais placés côte à côte, se mettaient rapidement à osciller exactement ensemble. Il fallut plus de trois siècles pour expliquer ce phénomène (des vibrations étaient transmises par la paroi où se trouvaient les pendules et ainsi ils s'influençaient l'un l'autre). Ici, un oscillateur (terme qu'il faut entendre au sens de variations autour d'une position de base, qui peut être concrète aussi bien que psychopathologique)