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« À l'origine, l'écriture était le langage de l'absent, la maison d'habitation, le substitut du corps maternel, cette toute première demeure dont la nostalgie persiste probablement toujours, où l'on était en sécurité et où l'on se sentait bien. »
Cette phrase en exergue m'est inspirée par l'influence de la culture, que Winnicott nommera environnement nourricier, sur le processus de sevrage qui laissera dans la psyché les traces en nostalgie de la relation anaclitique qu'il interrompt.
Dans la clinique actuelle, nous rencontrons des patients que nous nommons les « états limite »2 dont des constantes sont dévoilées dans la pathologie. Le fonctionnement oral (notamment sadique oral avec la cruauté), le trouble des limites (notamment dedans/dehors), la détresse liée à la privation (notamment de la sensorimotricité de contact: touché et perception du préobjet) et les avatars et difficultés de l'organisation d'un espace tiercéisant m'apparaissent comme des constantes reprenant les éléments qui constituent le processus de sevrage. Retrouvés dans ces pathologies « limite », ils compliquent la dynamique de la cure et m'ont conduite à faire l'hypothèse qu'à l'origine des troubles, on trouvait des difficultés dans le processus du sevrage. Ainsi, l'objectif de la cure sera de trouver les conditions pour reprendre ce processus.