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« Je reconnus de plus en plus clairement que les événements de l'histoire humaine, les interactions entre la nature humaine, le développement de la culture et ces précipités des expériences vécues des temps originaires, dont la religion veut être la représentance, ne sont que le reflet des conflits dynamiques entre moi, ça et surmoi, que la psychanalyse étudie chez l'homme individuel, ne sont que les mêmes processus répétés sur une scène plus vaste. »
Même si William I. Grossman a été un des penseurs de la psychanalyse parmi les plus créateurs des trente dernières années, ses idées, condensées dans quelques textes très féconds, n'ont toutefois pas livré toute leur richesse. Il ne nous a pas moins laissé un trésor d'idées originales et stimulantes, chacune valant l'effort considérable nécessaire à sa découverte. Parmi celles-ci, il y en a une qui a été principalement développée dans deux textes publiés dans les années 1990 (Grossman, 1992, 1998). Il s'agit d'une description remarquable de la manière systématique qu'avait Freud d'imaginer, de penser et de théoriser. Ce modèle caractéristique, comme Grossman nous l'a montré, est perceptible bien avant que Freud ne soit devenu le premier analyste (Freud, 1891).
En parlant « du Freud de Grossman », je me réfère à la lecture que Grossman fait de Freud. Mais il est important de garder à l'esprit que cette