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Irina Adomnicai travaille dans le cadre de l'IPSO depuis de longues années et ce livre est issu directement de son expérience clinique dans ce lieu. Il faut en souligner l'intrication théorico-clinique constamment présente, l'un s'appuyant sur l'autre et réciproquement comme illustration d'une conception de la pensée proche de ce qu'A. Green a nommé la Pensée clinique. Cet ouvrage lui a permis, par ailleurs, d'obtenir le prix P. Mâle.
L'hypothèse d'I. Adomnicai se retrouve dans l'idée que les maladies somatiques sont des maladies du moi, ce qui lui permet de considérer les somatisations à l'adolescence comme un contre-investissement des mouvements sexuels impliqués par la mobilisation que le processus adolescent impose à la psyché. La prise en compte du corps malade lui apparaît comme une nécessité théoricoclinique actuelle et, d'emblée, elle nous plonge dans son projet: une problématique adolescente mise en échec par le surgissement inopiné d'une maladie somatique. Autrement dit, I. Adomnicai nous convie à « la clinique psychique du symptôme somatique chez l'adolescent à travers une hypothèse de la maladie somatique comme signifiant désignifié, celle de la maladie somatique comme maladie-écran par rapport à la sexualité et enfin la valeur antinostalgique dévolue à la maladie somatique par l'appareil psychique familial et individuel des adolescents confrontés à l'installation élaborative de la puberté ».
Nous reviendrons à plusieurs reprises sur cet axe fondamental, mais soulignons son insistance sur l'étayage dont la puberté actualise les potentialités traductives - détraductives du premier âge.
D'emblée, I. Adomnicai évoque la difficulté principale dans la relation thérapeutique: « une souffrance somatique que je suis amenée à me représenter de manière métaphorique », nous dit-elle. En effet, le travail analytique avec