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Cette question, vrai leitmotiv du congrès, demande quelques clarifications. En premier lieu, elle pourrait porter sur l'existence d'un ou de plusieurs inconscients identifiables comme « objets » d'étude dans l'appareil psychique ; ou bien sur celle d'un ou de plusieurs concepts d'« inconscient » formulés au sein des différentes théories psychanalytiques.
Mon travail se situera dans cette seconde approche. Bien que « l'inconscient », comme découverte fondamentale de la psychanalyse, soit presque universellement accepté, les auteurs le considérant comme « acquis » dans les différentes théorisations postfreudiennes, un examen minutieux révèle certainement que plusieurs concepts d'« inconscient » s'y trouvent présupposés, qui ne coïncident pas entre eux, voire même, dans certains cas, sont incompatibles et s'excluent. Est-ce le même concept d'« inconscient » que l'on trouve dans la théorie freudienne, la théorie kleinienne, la psychologie du moi, la psychologie du self ou encore chez les intersubjectivistes, les disciples de Winnicott, Bion, Lacan, Meltzer, Laplanche ou Green, par exemple ?
Bien entendu, je ne pense pas que ce soit le même. Chaque auteur et surtout chaque école introduit des variantes sémantiques dans le concept d'inconscient pour l'adapter à ce dont il a besoin pour sa cohérence, de telle manière que l'on voit peu à peu se dessiner un éventail de significations de plus en plus dispersées.