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« Avec le temps, je ressens de plus en plus à mes côtés la présence de Bach et de Lao-tseu… Car ces deux sages se ressemblent et les deux cultures, chinoise et occidentale, se rejoignent en eux… Ils m'ont aidée à surmonter les épreu- ves passées, et ils m'aideront encore à affronter celles qui m'attendent, car il me semble que le plus difficile est encore à venir : trouver enfin la liberté intérieure. »
« Parmi les éléments importants de la psychanalyse, issus de la culture occidentale et hautement valorisés, sont l'individualisation, l'indépendance et l'autonomie de l'individu. Cependant la culture chinoise, dans l'une de ses significations essentielles, considère que les intérêts collectifs transcendent les intérêts individuels et que les intérêts des groupes sociaux sont plus importants que ceux des familles. C'est pourquoi en apprenant et en pratiquant la psychothérapie psychanalytique, les cliniciens chinois font inévitablement l'expérience de conflits qui proviennent de cette différence entre les valeurs culturelles. »
C'est ainsi que Yunping Yang (2010), psychiatre chinoise et médecin-chef du département de psychologie clinique de l'un des plus grands hôpitaux psychiatriques de Pékin, l'hôpital Anding, a introduit sa conférence lors du premier congrès asiatique de l'Association psychanalytique internationale qui a eu lieu à Pékin du 21 au 24 octobre 2010. Ce congrès, organisé sur le thème « Freud et l'Asie. Évolution et changement : la psychanalyse dans un contexte asiatique », a réuni plus de 500 participants, dont une majorité de professionnels et d'étudiants chinois, souvent jeunes, qui ont manifesté un enthousiasme