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Au regard des pratiques analytiques, comment qualifier l'action d'un psy-chanalyste au sein d'un centre médico-psychologique pour adolescents, dans lequel il a été engagé comme psychiatre, mais reconnu et attendu comme psychanalyste ? Quels effets cette identité singulière peut-elle avoir sur la dynamique groupale d'une équipe hétérogène dans sa composition et son intégration de la psychanalyse ? Quel peut être l'apport de la psychanalyse à un travail qui englobe non seulement des thérapies duelles, mais aussi d'autres formes de prise en charge et d'accompagnement avec des non-analystes se révélant pourtant tout aussi partie prenante dans le travail commun ? En quoi peut-il s'agir d'une pratique analytique ?
L'exigence première d'une institution soignante à l'égard d'un praticien responsable d'équipe est celle d'une organisation cohérente et efficace des soins1, en lien avec une compétence clinique, au moins pour l'activité de consultation-indication-orientation. Mais on sait toutes les attentes que peut susciter une identité d'analyste quant à pouvoir donner du sens à la fois aux problématiques rencontrées et aux réponses apportées : si l'image sociale commune de la psychanalyse est celle d'une pratique cantonnée aux mystères du cabinet privé, mythologie de scène primitive plutôt réservée aux adultes, son efficacité à trouver un sens et une accessibilité thérapeutique hors divan à des comportements peu mentalisés, ici adolescents, peut être espérée depuis les avancées de la psychanalyse au-delà du champ des névroses.