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Liliane Abensour s'est éteinte le 19 août 2011. Elle était déjà malade lors du congrès et avait fait, avec lucidité et courage, le choix d'honorer ses engagements scientifiques et celui de la discrétion concernant sa maladie. Elle a confié à notre collègue Josette Garon le soin de retravailler son rapport pour le réduire et faire ainsi de la place à des éléments de sa présentation orale, en lui donnant des indications, en particulier de discrétion clinique. La maladie l'a emportée avant la fin de ce travail. Nous avons choisi de publier l'essentiel de sa présentation orale, son dernier texte, et le texte établi à partir du rapport par Josette Garon, que nous remercions tout particulièrement. Nous renvoyons le chercheur au texte intégral du rapport de Liliane Abensour publié dans le Bulletin de la spp.
Le maternel pose d'emblée la question des origines avec son caractère indécidable. Un maternel difficilement pensable en sa double direction : à la fois tourné vers les origines, jusqu'à un point de fuite insaisissable, et vers un mode de fonctionnement et de relation. Double direction qui l'une comme l'autre, le maternel comme origine et le maternel comme fonction, donne lieu à des modèles théoriques, à des constructions. Aussi, loin de m'enfermer dès le départ dans une définition, j'ai tenu au contraire, à travers la métaphore filée de l'ombre, à mettre au jour, en une construction ouverte, dont je ne voulais pas pour autant lâcher la cohérence, ce qui devait nécessairement me mener de la représentation mythique freudienne à la notion de fonction maternelle en ses différents modèles, jusqu'à ce que j'aie désigné comme « un au-delà du maternel » en lien avec la psychose.