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Les organisateurs du Congrès m'ont conviée à relancer le débat au sujet du rapport de Patrick Merot et je les remercie de cette opportunité qui m'a été donnée de participer au vxxie Congrès des psychanalystes de langue française. Lorsque Patrick Merot prononce son bel exposé au deuxième jour du Congrès, le débat sur le maternel, et tout ce qu'il évoque, est déjà bien enclenché. Les questions fusent, pressantes, nombreuses, précises. Face à ce débat animé j'ai le plaisir de voir que de relance il n'est pas besoin. Je peux donc restreindre mon intervention comme lorsque dans la cure les associations vont bon train et que l'on veille à n'exercer aucune emprise, aucune suggestion, que l'on s'astreint à ne pas s'immiscer de manière intempestive dans le processus.
Et c'est maintenant à distance, et dans l'après-coup, que je reviens sur cette question du maternel avec, en particulier, bien en tête la présentation orale de Christine Anzieu-Premmereur, présentation si solide et si ancrée dans la réalité d'aujourd'hui. Elle a sonné de manière très agréablement familière à mes oreilles d'analyste gardant contact avec les réalités institutionnelles. Je reviendrai, au cours de mon exposé, sur deux points essentiels pour moi : d'une part l'élaboration d'un maternel en mouvement, et d'autre part, la fonction maternelle dans la psychanalyse aujourd'hui.
Patrick Merot nous convie à une (re)lecture de l'Esquisse qui l'amène, suivant en cela Lina Balestrière, à trouver dans ce texte la théorie du moment