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« Prends l'initiative, petit enfant, manifeste
à ta mère, par ton rire,
que tu la reconnais…
Prends l'initiative, petit enfant, celui qui n'a
pas vu ses parents lui sourire
ne sera pas digne de la table des dieux ni de
la couche d'une déesse. »
Le maternel serait le fond sur lequel nous appuyons notre sentiment d'exister, nos rêves et notre pensée. Un écran pour projeter nos fantasmes, un soutien pour adosser notre moi, un contenant rassurant des affects et émois, mais effrayant par la régression et l'engloutissement qui y seraient possibles.
Le maternel de la mère remplit des fonctions essentielles au fonctionnement psychique de l'enfant. Comment s'articulent l'immaturité de la psyché infantile et la complexité des désirs maternels ? Quels processus permettent que se transmettent les capacités maternelles ?
Le maternel n'est pas un concept analytique, c'est un vaste domaine qui va de la maternité à tous les développements autour de l'objet maternel, ses fonctions, ses folies et ses transformations. Le maternel serait une entité fonctionnelle qualifiant autant les soins physiques et psychiques reçus par le nourrisson - le maternage - que la capacité des femmes et des hommes de développer cette capacité de prendre soin. Un mode psychique à la fois passif, ce que nous avons reçu, et actif, ce qui fait la fonction maternelle. Il a longtemps été dit que c'était un instinct, tant la puissance passionnelle de l'investissement de l'enfant pouvait être difficile à expliquer, si ce n'est par les hormones sexuelles.