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Ce qui représente sans doute la meilleure occasion d'une « relance »1 est ce qui, dans le rapport de C. Anzieu-Premmereur, se présente à partir des exemples cliniques qu'elle nous propose et singulièrement ceux qui concernent la clinique de la première enfance. Quoi de plus efficace, en effet que les cliniques des limites ou de l'extrême pour relancer la réflexion, c'est d'ailleurs, dans l'histoire de la psychanalyse depuis les années 1920, toujours à partir des cliniques des limites ou de l'extrême que la psychanalyse a puisé la matière de son approfondissement ou de son renouveau.
Mais avant d'en venir à ce que je propose, et pour le mettre en perspective, je voudrais commencer par une réflexion épistémologique qui interroge l'objet même de notre congrès : le maternel abordé comme un « en soi » existe-t-il ?
Ou encore, pour commencer à en décliner les variations, le maternel pour un bébé est-il le même que pour sa mère, ou un enfant en pleine crise œdipienne, ou encore pour un adolescent, est-il le même pour un homme que pour une femme et ceci pour ne s'en tenir qu'aux catégories les plus vastes ? Si l'on prend plutôt un axe psychopathologique : l'enjeu ou la représentation du maternel sont-ils les mêmes dans l'hystérie, la névrose de contrainte, la mélancolie ou la perversion ?
Substantif comme le colloque nous y invite ou simple épithète comme mon énumération l'indiquerait plutôt ?
La pente fondamentale de la clinique psychanalytique irait dans le sens d'aborder la question du « maternel » « pour un sujet », c'est-à-dire à