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Le thème du 72e CPLF, Le maternel, ouvre tout naturellement sur la question combien angoissante de l'origine, angoissante en ce que vie et mort s'y trouvent intrinsèquement liées. Ce maternel qui a présidé à notre naissance préside également à notre mort, nous ouvre les bras. Avant ?… et après ? Comment penser un temps, un espace, où nous n'étions pas… où nous ne serons pas ? Question toujours remise au travail, quête qui, à force de donner le vertige, conduit le penseur, qu'il soit enfant ou psychanalyste, à élaborer sa propre solution, sa propre théorie, au carrefour du sexuel et de l'identitaire. Soit poser du côté du relationnel un commencement à l'origine du sujet humain, toute première relation à la mère, incluant ou non le père, soit stipuler une structure fondatrice et déterminante interne, portée par le langage, ou alors se tourner du côté de la transmission phylogénétique des caractères humains acquis, comme s'y sont appliqués un temps Freud et Ferenczi, ce dernier faisant remonter l'histoire du sujet humain aux premières catastrophes géologiques. Enfin, il existe une autre façon d'aborder cette question, celle d'une origine qui, dans tous les cas, ne peut que s'appréhender, se construire dans le présent, dans l'actuel de la séance d'analyse, de la relation transféro- contre-transférentielle. C'est à cette approche dynamique que renvoie le titre