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Le maternel n'est pas un concept psychanalytique a-t-on dit et redit tout au long de ce Congrès. Pourtant, le destin du « maternel », en tant que substantif, mérite d'être théorisé en termes métapsychologiques ce que je ferai en proposant une matrice énergétique pour le moi. D'autre part, j'ai depuis très longtemps, été frappé par l'utilisation du mot espoir par nombre de mes patients. L'émergence de ce mot dans leur discours m'est souvent apparue comme l'annonce de la relance d'un frayage qui vise les traces inconscientes du maternel chez ces patients. Matrice énergétique et espoir peuvent acquérir un statut de concept à condition d'être articulés à une théorie complète de l'hallucinatoire. Car cet espoir insensé qui maintient l'humain débout et le meut en avant c'est bel et bien celui des retrouvailles avec l'objet à jamais perdu de la satisfaction hallucinatoire. Mais cet objet à retrouver n'en est pas un, ça n'est pas une imago ! Il s'agit d'un mouvement psychique qui, pour tenter de retrouver l'objet primaire, produit des effets d'espoir et permet l'effacement de la mère effective de notre petite enfance, supprimant ainsi la menace incestueuse qui en émane. Car enfin, quelle serait l'énergie engagée dans la « reliance » maternelle proposée par J. Kristeva dans sa « carte blanche », si ce n'est celle de l'hallucinatoire ?
L'humain court ainsi derrière un leurre, une promesse vitale, quelque chose de toujours espéré mais jamais retrouvé et il en crée des substituts : objets fétiches, objets transitionnels, créations diverses, « concrètes », artistiques, intellectuelles, sans compter… les enfants, dans un processus « d'objectali- sation » (A. Green). « L'inconnu est l'espoir de l'espoir » a écrit P. Valéry.
Créer ou délirer tel serait ainsi ce vers quoi pousserait cet espoir de retrouvailles. Créer dans la réalité ou délirer dans une néoréalité. En dehors